La fin de l’URSS et la chute du communisme en Europe


Histoire Contemporaine / lundi, janvier 21st, 2019

Salut à tous ! Aujourd'hui, j'ai décidé de rédiger un article d’histoire contemporaine sur la chute du communisme en Europe. Eh oui, enfin un autre article de contemporaine ! Après la bataille de Sedan (que tu peux retrouver ici) et la crise des années 30 (qui est par là)

Libération Chute du communisme curlhistory
Libération sur la chute du communisme

Le contexte de la chute du communisme

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis et l’URSS se livrent un guerre particulière, la Guerre froide. Ce conflit sur différents fronts scinde le monde en deux pôles dirigées par des puissances possédant l’arme nucléaire. Chaque blocs est unie et suit une idéologie. Cependant, un tournant s’opère dans les années 1980. Plusieurs mouvements de grèves se succèdent, le komecon est en difficulté. L’URSS va mal et lors du mandat de Mikhaïl Gorbatchev les événements mènent à la chute de l’URSS…

Pour rappel, l’URSS représente 300 millions d’habitants sur 22,5 millions de km2, un territoire riche en ressources naturelles, une puissance militaire et nucléaire qui consacre 20% du PIB à la militarisation alors que dans les autres pays cela tourne autour de 8%. Ainsi qu’une superpuissance qui est partit à la conquête de l’espace.

La crise intérieure

Dès les années 70, il y a un courant au sein de la gauche. Certains prennent leur distance avec le marxisme, phénomène des nouveaux philosophes : André Glucksman. Ils font une critique du totalitarisme mais ne sont pas majoritaires. Publication du Livre Noir du Communisme de S. Courtois (100 millions de morts au XX e).

Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev Curlhistory communisme URSS
Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev

Tout d’abord, quelques mots sur le mandat de Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev. Cet homme politique soviétique devient secrétaire général du parti communiste de l’Union Soviétique le  11 mars 1985 puis dès 1988, président du praesidium du Soviet suprême de l’URSS. Enfin, le 15 mars 1990,il devient le président de l’URSS.

C’est un président soviétique qui tranche avec le passé. Il organise un cycle de rencontres avec Reagan entre 1985 et 1988 afin de parler du désarmement.  Très vite, il expose son plan de réforme du système soviétique à travers deux termes qui resteront célèbres « glasnost » et «perestroïka». Ces idées de réformes aggravent la situation à court terme. Il y a une volonté dans l’administration de saboter les réformes. Mikhaïl Gorbatchev se retrouve coincé entre les démocratiques et les réactionnaires. De surcroît, Boris Eltsine crée un nouveau parti car s'est détaché du PC. Rapidement, sa politique ne suffit pas et il doit faire face à des oppositions extérieures.

Depuis la chute du mur de Berlin les contacts entre les deux blocs sont plus fréquents. La situation de l’URSS s’empire et en mars 1990, le rôle de dirigeant du PCUS supprimé. Des élections sont organisées au congrès des députés de Russie. Le 29 mai 1990, Boris Eltsine est élu président du Soviet suprême de la RSFSR. Enfin et pour porter un coup supplémentaire à l’URSS, le 12 juin 1990 la souveraineté de la RSFR est déclarée.

Lors du putsch d’août (19 août 1991), Gorbatchev est enlevé par des communistes conservateurs. Cette tentative échoue car Boris Eltsine et une partie de l'armée qui suivent les assaillants. Cet échec mène tout de même à la chute de l’Union. Tout s’accélère durant le mois de décembre.

Le mois de la fin

Le 8 décembre 1991, les trois présidents : Russie (Boris Eltsine), Ukraine et Biélorussie se réunissent à Minsk et crée une communauté des États slaves. De plus, le 21 décembre 1991, dans la ville d'Alma-Ata huit autres Etats vont les rejoindre et former la CEI. La fin de l’URSS est déjà actée puisque onze de ses pays ont quitté l’Union. Le CEI fonctionne par la coopération économique et l’entente sur les frontières et les questions nucléaires entre les Etats.

Lors de son discours du 25 décembre 1991,  Mikhaïl Gorbatchev démissionne à une fonction qui n'existe plus. Dans son discours, le président avoue que l’idéologie soviétique n'a pas rendue la population heureuse ce qui est rupture totale par rapport à la propagande. Il reconnaît également les droits de l’Homme. Le communisme permet un rattrapage du retard de l'Histoire de part une industrialisation à outrance mais le bilan est négatif puisqu'on y vit plus mal que les pays développés. Le bilan de Mikhaïl Gorbatchev est souvent vu comme un échec cuisant cependant, il succède à  trois personnes de plus de 80 ans et il est le seul à avoir entrepris des réformes. En 1990, il reçoit le prix Nobel de la paix pour avoir permis la réunification allemande.

L’avalanche de 1989

L’URSS fait face à une véritable avalanche qui ne lui laisse pas le choix et qui la pousse vers la chute du communisme.

D’abord, en Pologne en 1980 naît Solidarnosc mouvement interdit en 1981 mais soutenu par le pape et la CIA. avec la Table ronde d’août 1988 entre Solidarnosc et le gouvernement qui aboutit en avril 1989 sur la reconnaissance du syndicat solidarité et à la promesse d'organiser d'élections libres en juin 1989. C'est la débâcle du POUP (PC) et le grand leader des grèves, Lech Walesa, devient le premier président de la Pologne post-communiste en décembre 1990.

Ensuite, la Hongrie. Celle-ci ouvre le rideau de fer entre la Hongrie et l'Autriche. Contrairement à la Pologne, les réformes se font à l'intérieur du PC. Ils évincent Janos Kadar, un leader au pouvoir depuis 1956. L'évolution des mentalités se fait grâce à la proximité des Hongrois et Allemands de l’Est qui partent en RFA pour les vacances et fréquentent un autre modèle. Ils sont environ 700 000 à faire le voyage.

Puis, la Tchécoslovaquie où les réformes se font en dehors du PC. Le mouvement est intellectuel portant le nom de la « Charte 77 » avec comme tête de proue Vaclav Havel.

Enfin, en Roumanie le mouvement novateur se fait de l’intérieur mais le leader ne se laisse pas écarter facilement et lance des répressions conduisant à de graves violences.

Pourquoi l’historiographie nous signale une grande surprise des contemporains quant à la chute du communisme ?

La chute de l’URSS et donc du communisme était prévisible,  plusieurs historiens expliquent que cette doctrine était vouée à l’échec. Cependant, ce qui marque est la grande rapidité des événements et les réactions de Moscou. L’URSS a été très permissive dans cette évolution, il n’y a ni répression ni opposition. Cette chute se passe quasiment sans violence excepté en Roumanie avec Ceaucescu.

Aux Etats-Unis, très peu d’historiens se sont lancés dans les pronostiques sur la chute du communisme. M. Malia ne prend pas trop de risque en publiant un article anonyme dans lequel est annoncé la chute de l’URSS en 1990. Même des gens très avertis n’imaginent pas la chute complète de l’URSS.  Beaucoup de personnes pensent que les réformes de Gorbatchev sont une ruse et l’URSS suscite encore une très grande méfiance. Jack Matlock, ambassadeur américain à Moscou de 1988 à 1991, met en avant que toutes les réformes de Gorbatchev ne sont pas sincères et s'inscrivent dans un plan de domination. Beaucoup d'auteurs ont prophétisé la fin de l'URSS « discours de l'empire du mal » de Reagan en 1983.

En France, Emmanuel Todd en 1976 prophétise La chute finale. La chute du communisme serait causée par des facteurs démographiques et économiques. Hélène Carrère d'Encausse,  en 1978, écrit L'Empire éclaté. Elle étudie les questions des nationalités surtout dans les républiques d'Asie centrale. Aujourd’hui, on sait que ce ne sont pas du tout ces pays qui vont faire sécession.

Conclusion

Pour conclure, la chute du communisme surprend plus par sa rapidité que par son existence. L'URSS connait une fin rapide et peu violente. Cependant, le communisme connait encore des jours de gloire hors de l'Europe notamment en Asie. Pour ce qui est de l'Europe, plusieurs pays conservent des adhérents même si leur nombre est en baisse dans les années qui suivent.

Notions

Glasnost : « Transparence » ou publicité des débats

Perestroïka : « Reconstruction » restructuration économique

PCUS : Parti Communiste de l’Union Soviétique

RSFSR : République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie

Merci d'avoir lu cet article, j'espère qu'ils vous a plu. N'hésitez pas à me laisser un message en commentaire et à vous inscrire à la newsletter pour recevoir toute l'actualité du blog ainsi qu'un petit cadeau de bienvenue 🙂 En vous souhaitant une agréable semaine 

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