Qu’est ce que l’historiographie ?


Historiographie / lundi, août 20th, 2018

Introduction

Tout d'abord, lorsqu'on étudie l'histoire, il est indispensable de se renseigner sur l'historiographie. En histoire, il n’y a pas que les faits et les dates qui comptent. L’histoire est une science et comme les autres, il y a des courants de pensée qui structurent son apprentissage et la façon dont on traite un sujet. La matière historique telle qu’elle nous est enseignée est divisée en quatre périodes qui nous permettent de voir l’évolution du temps. Par exemple, au Moyen-Âge, le temps est cyclique. Les populations vivent au rythme de la liturgie et du travail dans les champs. Ce temps peut se mêler au temps stratégique qui consiste à attendre le retour du Christ.

À la Révolution Française, la laïcisation du temps change considérablement sa perception. La preuve que le changement trop brusque est impossible est le retour à la périodisation selon le calendrier chrétien même sous une République laïque.

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La périodisation

La première période est l’histoire ancienne. Elle concerne l’antiquité allant de 3500 av. J.C. à 476 (date de la chute de l’Empire romain).

Le deuxième période est l’histoire médiévale, elle s’étend de la chute de l’Empire romain à la chute de Constantinople en 1453. Certains historiens repoussent cette chronologie jusqu’en 1492 date de la découverte du Nouveau Monde et de la prise de Grenade.  

L’époque moderne commence donc dans la seconde moitié du XV e siècle pour s’achever en 1789 lors de la Révolution Française.

La quatrième et dernière période est celle de l’histoire contemporaine concernant tous les événements depuis 1789 à nos jours.

L'historiographie, éternelle évolution

Une fois la périodisation claire, nous pouvons passer au sujet du jour : L’HISTORIOGRAPHIE. Cela désigne la manière dont les sujets des différentes périodes sont traités. Selon l’époque et les écoles, il y a différents moyens de considérer des événements historiques.  Selon Carbonell, l’historiographie est l’examen des différents discours de la méthode historique et des différentes écritures. Attention, il ne faut pas confondre cela avec l’épistémologie qui est la science sur les discours. L’historiographie évolue elle aussi à travers ce qu’on appelle des écoles historiographiques.

La première est celle des Mauristes. C’est la congrégation de Saint Maure au XVII et XVIIIe siècle qui est chargé de l’histoire.

Ensuite sous Louis XIV, cette tâche est confiée à l’Académie des inscriptions des Belles Lettres. L’histoire qui intéresse est alors l’histoire officielle qui ne laisse pas de place à l’objectivité. On ne considère pas qu’il y ai une vérité historique.

Au XIXe siècle, l’histoire tombe aux mains des historiens romantiques. On peut citer Guizot et Michelet et leur Histoire de France.

Puis apparaît une école positiviste. L’histoire devient une discipline, on vise l’objectivité maximale. Pour cela, on dresse des inventaires et des synthèses. Pour citer un historien de cette école, on retiendra Seignobos.

La première est celle des Mauristes. C’est la congrégation de Saint Maure au XVII et XVIIIe siècle qui est chargé de l’histoire.

Ensuite sous Louis XIV, cette tâche est confiée à l’Académie des inscriptions des Belles Lettres. L’histoire qui intéresse est alors l’histoire officielle qui ne laisse pas de place à l’objectivité. On ne considère pas qu’il y ai une vérité historique.

Au XIXe siècle, l’histoire tombe aux mains des historiens romantiques. On peut citer Guizot et Michelet et leur Histoire de France.

Puis apparaît une école positiviste. L’histoire devient une discipline, on vise l’objectivité maximale. Pour cela, on dresse des inventaires et des synthèses. Pour citer un historien de cette école, on retiendra Seignobos.

La cinquième école et la plus connue est celle de l'École des annales. Elle prend place au XXe siècle et prône la diversité des sources, l’élargissement de la documentation, de la thématique et l’intégration de problématiques et d'hypothèses. Ici, les deux noms à retenir sont sans hésiter Marc Bloch et Lucien Lefebvre.

Enfin, la sixième école est celle dans laquelle nous sommes, la nouvelle histoire. C’est une école qui prend en compte d’autres domaines comme la démographie et l’anthropologie pour faire de l’histoire une discipline complète qui se mêle aux autres. On peut prendre l’exemple de Georges Duby ou de Fernand Braudel.

Le "long Moyen-Âge" de Jacques Le Goff

Cependant, certains historiens défendent le long Moyen-Âge. La thèse de Jacques Le Goff est que les historiens devraient parler d'un Moyen-Âge allant du XIe au XVIIIe siècle. Il justifie ce découpage par le fait qu'il y a des similitudes et des permanences à travers ces siècles. Par exemple, les structures démographiques (80% de la population est rurale), la monarchie (même si les dynasties se succèdent sur le plan politique la monarchie est constante et la société (malgré de grandes avancées techniques, on reste dans une société d'ordre avec un cadre religieux omniprésent).

En bref

Pour conclure, rappelez-vous : ce qui fait d’un travail historique un bon travail c’est aussi la recherche historiographique sur le sujet donné. Un bon nombre de travaux datent et sont historiographiquement dépassés attention !

Quelques conseils de lecture :

Marc Bloch, Apologie pour l'histoire ou le métier d'historien.

Lucien Febvre, Combat pour l'histoire.

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